À faire
- Planter en plein soleil, dans une terre qui draine.
- Aérer le centre de l'arbuste par une petite taille d'été.
- Arroser au pied, jamais sur le feuillage.
- Récolter souvent, et ramasser les baies tombées.
- Accueillir les coccinelles, syrphes et oiseaux insectivores.
À éviter
- Les engrais riches en azote, qui attirent pucerons et oïdium.
- Les pulvérisations « préventives » sans raison.
- Laisser pourrir des fruits sur l'arbuste ou au sol.
- Composter des feuilles très atteintes par une maladie.
- Couper toutes les fleurs sauvages autour : elles nourrissent les auxiliaires.
L'oïdium, le plus fréquent
C'est de loin le problème le plus courant sous notre climat. On le reconnaît à un feutrage blanc et poudreux qui couvre les feuilles, d'abord par taches, puis sur toute la surface. Il apparaît en général à partir de la fin de l'été, quand les nuits sont humides, les journées encore chaudes et le sol sec. Les feuilles atteintes jaunissent et tombent plus tôt.
Bonne nouvelle : sur un goji adulte, l'oïdium est surtout disgracieux. Il touche rarement les baies et ne met pas l'arbuste en danger. La prévention fait l'essentiel du travail : un emplacement ensoleillé, une touffe aérée, pas d'excès d'azote, et un arrosage au pied pendant les périodes sèches, car une plante assoiffée y est plus sensible. Retirez les feuilles les plus atteintes dès les premiers signes et mettez-les à la poubelle plutôt qu'au compost.

Les pucerons des jeunes pousses
Au printemps, il arrive que des colonies de pucerons s'installent au bout des tiges tendres, qui se recroquevillent. Pas de panique : dans un jardin vivant, les coccinelles, leurs larves, les larves de syrphes et les mésanges arrivent souvent en une ou deux semaines.
Pour aider le mouvement, un jet d'eau assez puissant décroche une bonne partie des colonies. On peut aussi pincer et retirer les extrémités les plus touchées, ce qui fait au passage ramifier l'arbuste. Les pucerons sont souvent le signe d'une plante trop nourrie : si vous avez mis de l'engrais, c'est le moment de lever le pied.

Les acariens des galles
Sur certains plants, on observe de petites boursouflures sur les feuilles, comme des cloques, parfois rougeâtres. Elles sont dues à un minuscule acarien spécifique des lyciets, signalé en Europe sur des plants venus d'ailleurs. On ne le voit pas à l'œil nu, seulement ses dégâts.
La réponse est mécanique : retirez et détruisez les feuilles atteintes dès qu'elles apparaissent, sans les composter, et taillez un peu plus court l'hiver suivant. La meilleure parade reste la prévention : acheter un plant sain, chez un pépiniériste qui sait d'où il vient, comme le conseille la fiche sur le choix des variétés et des plants.
La drosophile des fruits rouges
Cette petite mouche venue d'Asie, installée dans nos régions depuis une quinzaine d'années, pond dans les fruits mûrs et encore sur la branche : framboises, cerises, myrtilles, et parfois baies de goji. Les fruits ramollissent, coulent et pourrissent en quelques jours.
Ici aussi, l'hygiène suffit souvent. Récoltez tous les deux ou trois jours en période chaude, sans laisser de baies trop mûres sur l'arbuste. Ramassez les fruits tombés et ne les laissez pas traîner au pied. Si les dégâts deviennent importants, un filet à mailles très fines, posé après la floraison, protège efficacement les rameaux.
Les autres visiteurs
Le goji étant une solanacée, il arrive que des doryphores, venus du potager voisin, grignotent ses feuilles. Ramassez-les à la main, ainsi que les amas d'œufs orange sous les feuilles, et noyez-les dans un seau d'eau savonneuse.
Les limaces s'en prennent surtout aux jeunes plants et aux semis au printemps. Un tour à la lampe frontale par soir de pluie, une planche posée au sol sous laquelle elles se cachent, et le problème se règle en quelques jours.
Enfin, les merles et les grives adorent les baies mûres. On peut partager, ou poser un filet léger en août sur les rameaux les plus chargés. Pour le reste de l'année, ces mêmes oiseaux font la chasse aux chenilles et aux insectes : ce sont des alliés.
Dans tous les cas, observez avant d'agir. Une tige isolée qui sèche peut avoir été simplement cassée par le vent ou par un passage de chat.
Quand l'arbuste dépérit
Un goji dont les feuilles jaunissent en plein été, dont les tiges sèchent les unes après les autres, souffre presque toujours de ses racines. Dans neuf cas sur dix, la cause est un sol qui reste gorgé d'eau en hiver. Grattez au pied : une odeur de moisi et des racines brunes et molles confirment le diagnostic.
Dans ce cas, aucun produit n'y fera rien. Il faut déplacer l'arbuste, s'il est encore temps, vers un endroit mieux drainé, ou replanter un nouveau pied sur une butte, comme expliqué dans la fiche sol et exposition. Prélevez au passage quelques boutures saines : la méthode est décrite dans la fiche pour multiplier ses plants.
Repères de jardinier amateur, à adapter à votre terrain : deux jardins voisins ne se comportent jamais tout à fait pareil.